Deauville for a day


Synopsis
La semaine dernière, j'ai eu la chance de gagner un pass journée pour le 37ème Festival du cinéma américain de Deauville, grâce à l'excellent jeu Mission Paris-Deauville mis en place par la SNCF.
Il s'agissait de proposer une arme avec laquelle le héros devait sauver le Monde, rien que ça. J'ai donc gagné en proposant...un...cookie (qui a dit "gourmande"?). 
Mon pass pour la journée du 8 septembre en poche, je suis donc partie sous le soleil ciel gris de Deauville...

11H07 : Je pose le pied à Deauville, et me précipite vers la chambre d'hôtes où je dois loger pour poser mes affaires et régler à l'avance. 

11H25 : Je dois repartir vers le village du festival. Je sais déjà que je n'arriverais pas à l'heure pour la projection de 11H30.

11H35 : Je n'arrive pas à l'heure pour la projection de 11H30. Je me fais refouler, mais sympathise avec mademoiselle du stand SNCF qui m'a remis mon badge. 

11H37 : L'air désintéressé, je lui demande si Ryan Gosling était là pour recevoir le prix du Nouvel Hollywood samedi dernier.

11H38 : Il a annulé, je pleure je hausse les épaules.

11H45 : Je vais explorer Deauville, et je me surprends parfois à penser aux fausses rues à Disneyland, tant tout ici est trop beau, trop propre, trop chic. 
J'erre le long de la célèbre promenade, et m'amuse à lire à voix haute les noms des acteurs, actrices et réalisateurs qui y sont inscrits. Je rêve un peu, à l'évocation de James Dean, Stanley Kubrick et même Harrison Ford. 
Alors que tous les invités du festival mangent un menu à 45 € à la brasserie du coin, je milite pour la simplicité du sandwich de "Chez Mamy"!

13H30 : Je parcours le programme du festival et me décide à aller voir Trust de David Schwimmer, en sa présence s'il vous plaît. Je fais la queue avec les gens normaux, mais on me signale qu'avec mon badge "je dois passer sur le tapis rouge". Vraiment ?

14H00 : Habillée comme un épouvantail, je foule le tapis rouge, la dignité intérieure gonflée à bloc. 

15H00 : Dans une salle comble de 1500 personnes, David Schwimmer fait son entrée et vient présenter son film, Trust, avec Clive Owen. Ému, il parle d'une voix peu assurée de ce projet qui mûrit en lui depuis 7 ans. Il prévient de la difficulté du sujet abordé (le viol d'une jeune ado).
Capital sympathie maximum. 

16H40 : J'ai les yeux rouges et le nez de Rudolph, plus très digne, mais touchée par ce film coup de poing (critique à venir).

17H30 : Dans un petit cinéma de Deauville visiblement bloqué dans les années 80, je vais voir la projection de Les Lois de L'attraction, puisque Roger Avary, le réalisateur, est présent au festival cette année. 
Projection ponctuée des onomatopées d'indignation du public 3ème âge qui, visiblement, n'avait pas lu le synopsis.

19H00 : Je retourne au village du Festival, où je vois les gens beaux et bien habillés arriver pour la soirée d'hommage à Todd Solondz avec la projection de son dernier film en avant première. Mon badge me permet certes de passer sur le tapis rouge, mais je n'ai pas accès à cette cool soirée.

19H04 : "Pssst. Psst!" Je me retourne, aux aguets, l'oeil alerte. Mademoiselle-du-stand-SNCF me donne discrètement une Carte d'Accès pour la projection ce soir avec Todd, parce que moi aussi j'ai un capital sympathie maximum (apparemment). 

19H05 : Joie !

20H00 : De retour dans la gigantesque salle, je vois passer des beautiful people qui sentent bon, parmi lesquels : Nathalie Baye, Elisa Sednaoui, Samuel Benchetrit, Chiara Mastroianni, Benjamin Siskou, Jean-Charles de Castlebaljac...
Todd Solondz est là et on lui remet un prix en hommage à sa carrière. Il a l'air sur une autre planète, c'est drôle. 
Projection de son dernier film Dark Horse, que j'ai adoré. 

22H30 : Je suis fatiguée mais je brave la lourdeur de mes paupières pour aller revoir Bienvenue dans l'âge ingrat, du même Todd. Déjà vu dix fois, mais putain qu'est ce que c'est bon! 

00H00 : J'ai les yeux injectés de sang à force d'images, malgré ça, je me couche, des étoiles plein la tête. 

2 spectateurs:

Jul's a dit…

2 questions quand même :
- qu'est ce que foutait Benjamin Siksou au festival de Deauville ? Depuis son horrible film avec Leïla Bekhti je pensais qu'il était parti s'enterrer sous l'Atlantique moi ?
- en dehors du capital sympathie il est comment le David Schwimmer ? (non parce que depuis le temps qu'il fait de la réalisation, maintenant j'espère que ça rend un truc bien)
Et t'exagères quand même Les Lois de l'Attraction, c'est dans la fin des années 1990.

En tout cas trop de chance, je rêve d'aller à Deauville :))

{Manue} a dit…

- Benhamin Siksou a certainement vu de la lumière et est rentré.
- David Schwimmer, même avec ses mains moites, a fait un bon travail, même si ce film reste ultra classique dans sa réalisation, il est néanmoins assez couillu (le sujet) et efficace.
- Les lois de l'attraction, ce doit être le titre qui a attiré toutes les têtes blanches du festival : surprise garantie :D

Faut jouer l'année prochaine avec la sncf!

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